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C'était hier: La Ruche

Publiée le 24/10/2014

Le 15ème arrondissement peut s'enorgueillir de posséder un des deux hauts lieux qui firent le renom de l'Ecole de Paris, la Ruche, passage Dantzig, l'autre étant le Bateau-Lavoir à Montmartre, détruit par un incendie.

Alfred Boucher, sculpteur fortuné, achète, en 1895, un terrain près de Vaugirard, avec l'intention d'y construire une cité à loyer modéré pour y loger les artistes. Ayant racheté le pavillon des Vins de l'Exposition universelle de 1900, construction octogonale en toit à pagode, dont la rotonde a été construite par l'équipe d'Eiffel, il le fait remonter au milieu des pavillons déjà édifiés. Il sera le noyau de cent quarante ateliers d'artistes. Ce batiment central contient un foyer, une académie, ou le modèle vivant est parfois mis gracieusement à la disposition des pensionnaires, et qui sert de salle d'exposition.

Dans un hangar, Alfred Boucher construit un théatre de trois cents places, ou joueront entre autres, Louis Jouvet, Jacques Hébertot et Marguerite Moreno.

La Ruche Le nom de la Ruche, qui s'impose contre le pompeux "villa Médicis" des origines, lui vient de la forme du batiment central.

La Ruche est un batiment circulaire divisé au rez-de-chaussée et à chaque étage en ateliers triangulaires. Chacun d'eux est loué à un artiste ou à un ménage d'artistes. Le sommet du triangle sert de cuisine ou de débarras, il est généralement séparé par un rideau qui divise ainsi la pièce en deux. Au-dessus de la porte est aménagée une soupente ou se trouve le lit. L'atelier proprement dit s'éclaire par une large baie qui donne sur les jardins.

"Les abeilles, disait Alfred Boucher, offrent à l'homme le plus bel exemple d'union qui soit, dans le travail, dans l'effort... Et voila pourquoi nous avons fait la Ruche"

Les pensionnaires de la Ruche, les "abeilles", sont des plus cosmopolites. On y retrouve la population caractéristiques du Montparnasse des artistes. Beaucoup de Juifs russes ou polonais chassés pas l'antisémitisme, comme Marc Chagall, Chaïm Soutine, des Italiens, des Japonais, des Allemands et bien entendu des Français comme Fernand Léger. "Mes tableaux de Russie étaient sans lumière, écrit Chagall. Le soleil de l'art ne brilla alors qu'à Paris."

Son pauvre mobilier est caratcéristique des ateliers d'artistes: une table ronde, un réchaud à gaz, un poele Gaudin, des reproductions. Chagall entend les abattoirs de Vaugirard, tout proches: "L'aube se lève. Là-bas, plus loin on égorgeait le bétail, les vaches mugissaient et je les peignais. J'entends encore le cri dans la nuit quand on leur coupait la tete et une image de la Russie me revenait en mémoire, celle de la boucherie de mon grand père".

Artiste avec son modèle A cette époque heureuse succèdent les misères de la Grande Guerre. La Ruche entre en décadence, se délabre. En 1967, on parle de destruction, lorsqu'une mobilisation générale du monde des arts la fera classer "monument historique". La Ruche échappe à la pioche des démolisseurs pour la truelle de la "réhabilitation".

 

 

 

 

 

La RUCHE

2, passage Dantzig 75015 Paris

http://www.la-ruche.fr/

 

L'entrée de la Ruche en 1906

 

 

 

 

 

 

 

 

L'entrée de la Ruche en 1906

 

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